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Ne plus jamais freiner par peur du radar

mardi 12 janvier 2016
L’ouverture du Salon de l’auto à Bruxelles a été une fois de plus la plate-forme idéale pour faire quelques suggestions en matière de l’ (in)sécurité routière dans notre pays. La meilleure idée a certes été lancée par la ministre Jacqueline Galant. Elle se demande si le moment ne serait pas venu d’étudier si on peut encore rouler un peu plus vite sur les autoroutes.


En toute honnêteté, on doit préciser que la ministre veut savoir si une limite de vitesse variable serait envisageable dans notre pays. Ceci implique donc que rouler moins vite pourrait également être une option. Néanmoins, la communication faisait surtout allusion à la vitesse maximale de 130km/h, telle qu’on la connaît aux Pays-Bas ou en France.

Mise à part la question de savoir si une telle étude se justifie, ou s’il s’agit simplement d’une façon de garder en vie l’IBSR malgré la sixième réforme de l’Etat, je me demande pourquoi la ministre s’est mise à communiquer de façon si maladroite.

S’était-elle endormie lors des Etats-Généraux de la sécurité routière où l’on avait annoncé, rouge de honte, qu’en moyenne, deux personnes par jour meurent sur les routes ? Ou alors était-elle à ce même moment en négociations avec les syndicats des cheminots ? Personne de son cabinet n’a-t-il eu le courage de lui expliquer que l’excès de vitesse est à la base des accidents de voiture les plus graves ? Madame Galant prend-elle parfois le volant ? En Belgique? Tout cela est fort étonnant !

Le ministre flamand de la mobilité, Ben Weyts, a réagi fermement à la proposition de sa collègue fédérale. Il a remarqué finement qu’une éventuelle augmentation de la vitesse maximale avait déjà été étudiée et mènerait à encore plus de morts dans le trafic, que la Flandre mise sur l’installation de panneaux de signalisation dynamiques, que tout changement au Code de la route doit d’abord être soumis aux Régions. Il a eu toutefois la décence de ne pas dire à haute voix que Galant pouvait d’avance se carrer les résultats de son étude là où le soleil ne brille jamais.

Tous les usagers de la route savent parfaitement que 130 km/h est déjà un fait acquis aujourd’hui. Le chauffeur qui respecte la vitesse maximale sur une autoroute constitue un obstacle roulant pour le propriétaire d’un avertisseur de radar de style Coyote qui se colle à votre pare-chocs pour vous indiquer qu’il est pressé. Même celui qui ne possède pas ce type de détecteur de radars, roule également à (minimum) 130 km/h, vu que le risque de se faire prendre est si limité, qu’il sait exactement où se trouvent les caméras de vitesse fixes et en plus, qu’il a lu quelque part qu’il faut rouler à minimum 128 km/h avant de se faire flasher…

Et c’est là que ela coince. Si un chauffeur roule moins vite, il le fait essentiellement parce qu’il a peur de devoir payer une amende. Rarement ou jamais parce qu’il se rend compte que la vitesse est une cause importante d’accidents. Ne serait-il pas grand temps de miser sur un changement de mentalité et sur l’éducation routière? Faites-en sorte que les enfants d’aujourd’hui ne doivent pas freiner plus tard par peur du radar !

Nadat ik betrokken was in een ongeval kan ik ...
—  Nadine Desmet
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