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Regardons la réalité en face, sans plus ouvrir les parapluies

mercredi 04 février 2015

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

Je suis fâché, déçu, et en même temps, je me sens impuissant et délaissé. Plus de 50.000 victimes de la circulation. Plus de 700 morts sur les routes. Des chiffres hallucinants. Et que lis-je en réaction à ces chiffres au nom du porte-parole de l’Institut Belge de la Sécurité Routière ? « L’économie reprend, ce qui mène à plus de trafic et cela implique plus d’accidents routiers. » Cela ne frappe réellement personne que ce soient justement ces parapluies ouverts face aux responsabilités qui sont également à la base de ces statistiques abominables ?

Ah oui, un peu plus loin je lis aussi : « nous ne pouvons pas oublier que la sécurité routière commence par notre propre comportement, et il y a encore du travail à effectuer. » On met le doigt sur le problème. Mais directement se pose la question sur quoi ces personnes ont travaillé pendant les années passées. N’est-il toujours pas clair que des affiches le long de l’autoroute ou un énième dépliant ne pourront amener un tel changement de comportement ?

Dans notre pays, la formation routière s’arrête au moment où l’on obtient le permis de conduire. Un peu de théorie, un peu de pratique, un peu de bol lors de l’examen et hop, on dispose d’une « preuve » que l’on est capable de conduire. Et ça s’arrête là ! Dans notre pays, la formation routière s’arrête au moment où le risque d’accident est le plus élevé. Dans la tranche d’âge des 15-24 ans, le trafic est la cause de mort la plus importante. Un mort sur trois au sein de cette catégorie décède dans le trafic. Les jeunes conducteurs savent-ils ce qu’ils doivent faire dans une situation de crise ? Connaissent-ils les dangers de l’excès de vitesse ? De ne pas garder assez de distance ? Se rendent-ils compte que leur véhicule se comporte différemment sur une voie glissante ou avec des passagers sur le siège arrière ? La réponse est NON ! Et malheureusement, les statistiques continuent à égrener leurs chiffres.

Une étude autrichienne montre que la chance d’avoir un accident diminue de 28% après que les jeunes ont suivi un cours de conduite. Qu’est-ce qu’on attend ? Y a-t-il assez de courage politique pour affronter le problème à sa source ?

Monsieur Weyts, je sais que vos intentions sont bonnes, que vous évaluez très bien la gravité de la situation et que vous souhaitez une étape supplémentaire dans la formation de conduite obligatoire, mais puis-je vous demander de vous faire conseiller de façon très objective ? Il y a peu de temps, je suis tombé de ma chaise en lisant un avis, édité par la VSV (Vlaamse Stichting Verkeerskunde) où se trouvait un appel à candidatures pour l’exécution d’une ébauche de “moment de rentrée”, financée avec des moyens gouvernementaux. On peut toujours discuter du contenu, mais quand j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de place prévue dans la partie pratique « compétences de manœuvre » pour une confrontation/sensibilisation dans des conditions routières extrêmes ou difficiles, mais bien pour se garer en arrière dans un garage, j’ai abandonné, déçu. Peut-être, disposez-vous d’autres chiffres, mais je trouve très peu de victimes mortes lors d’une manœuvre de parking. On peut lire que les erreurs humaines, comme la perte de contrôle du volant ou une vitesse inadaptée par temps de pluie, sont à la base de la plupart des accidents de la route.

Madame Galant, à un certain moment vous avez avoué que la situation vous dépassait, et vous avez fait appel à la population. Puis-je vous rappeler qu’avec notre société, nous offrons des formations de conduite depuis presque vingt ans. Cette année, nous avons fortement investi dans un nouveau centre de formation à la conduite. Dans un tel centre, nous apprenons ce qu’on doit faire dans des situations à risque, mais nous montrons surtout ce que l’on doit faire pour éviter de telles situations dans le trafic. Et même si les institutions officielles nous ignorent – nous et nos collègues – jusqu’ici, nous serons toujours l’épine dans le pied, car il nous semble qu’en Belgique, nous sommes face à une bataille perdue. Pourquoi continuons-nous notre travail alors ? Pour ces dizaines de mails que nous recevons chaque année de personnes qui nous remercient parce qu’elles ont été épargnées d’un accident, pour ces mamans courageuses de l’ASBL Parents d’Enfants Victimes de la Route qui ont participé à notre nouvelle vidéo de sensibilisation, pour ces quelques mille belges par an qui viennent suivre une formation pour une conduite plus responsable. Et parce que le chiffre de deux morts par jour sur nos routes est inacceptable.

Je sais que j’ai pris un risque en vous écrivant cette lettre ouverte et que mon message peut paraître trop commercial. Mais je vous assure, après tout ce qu’on a vécu dans notre pays ces dernières années, que dans notre lutte contre les non-believers et contre les institutions officielles, nous ne faisons pas notre travail pour des raisons uniquement commerciales. Nous le faisons parce que nous considérons qu’il s’agit là d’une mission, et nous y mettons la plus grande conviction.

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, nous vous tendons la main afin d’agir ensemble. Je vous invite à suivre un cours de conduite chez nous. Le discours sera moins abstrait quand vous aurez expérimenté en direct quelle peut être la valeur ajoutée pour les jeunes conducteurs.

Nous vous prions d'agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, nos respectueuses salutations,

Chris Vanhee, Gérant ProMove

Nadat ik betrokken was in een ongeval kan ik ...
—  Nadine Desmet
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